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Solution d'e-convocation pour assemblée générale de société anonyme : Tout savoir sur les modifications de 2026 pour la convocation des actionnaires

En bref
Cap sur la Réforme 2026

De nouvelles dispositions légales vont moderniser le Code de commerce et accélérer la transition vers la convocation 100% numérique des actionnaires de SA.

E-convocation Généralisée

L'envoi électronique s'impose pour réduire drastiquement les frais d'affranchissement et fluidifier la transmission des volumineux documents préparatoires.

Traçabilité et Sécurité

Pour parer à tout risque d'annulation de l'AG, l'utilisation d'une solution spécialisée garantit un horodatage strict et la preuve juridique de réception.

La convocation des actionnaires est un acte de gouvernance à fort enjeu, car une erreur de délai, de contenu ou de preuve fragilise vos assemblées générales et ouvre la voie à la contestation.

Depuis le décret du 13 février 2026, publié au Journal officiel le 15 février 2026 et applicable depuis le 16 février 2026, la communication avec les actionnaires au nominatif évolue en profondeur, avec une bascule opérationnelle au 1er juillet 2026 pour la convocation par voie électronique.

Cette page vous apporte une méthode claire pour sécuriser vos envois, fiabiliser votre base d’actionnaire, gérer chaque modification de dernière minute, et conserver des preuves exploitables en audit ou en contentieux.

Vous gagnez en vitesse, en traçabilité et en maîtrise des risques.

Fiabilisez l’envoi et la gestion de vos convocations avec notre logiciel de convocation électronique.

Points clés à retenir
  • Le décret n°2026-94 du 13/02/2026, entré en vigueur le 16/02/2026, prévoit que les dispositions relatives à la convocation par défaut s’appliquent aux AG convoquées à compter du 1er juillet 2026.
  • Le décret met aussi à jour des jalons structurants : la date butoir peut être fixée au cinquième jour ouvré avant l’AG si vos statuts le prévoient, et les mandats/procurations conservés par les intermédiaires passent à deux ans.
  • Un dispositif transitoire permet, pendant deux ans à compter du 16/02/2026 (donc jusqu’au 16/02/2028), à certains actionnaires déjà inscrits au nominatif de demander le retour à la voie postale, selon des modalités et des délais stricts.
  • La Lettre Recommandée Électronique (LRE) a une valeur juridique équivalente au recommandé papier si elle respecte le règlement eIDAS. En pratique, vous l’utilisez surtout quand vous voulez une preuve robuste d’envoi et de réception, et un contenu scellé.
  • Pour choisir une plateforme, privilégiez : conformité eIDAS et RGPD, hébergement France ou UE, authentification forte, horodatage, journaux d’audit, export de preuves, et une politique de conservation alignée sur vos obligations.

État des lieux : les méthodes de convocation avant le décret 2026

Avant 2026, la convocation et la communication aux actionnaires au nominatif reposaient souvent sur des circuits papier, sauf consentement explicite pour basculer vers la voie électronique.

Dans la pratique, ce modèle exposait les sociétés à des délais incompressibles (impression, affranchissement, retours), à une charge de suivi élevée et à une preuve parfois difficile à reconstituer en cas de litige.

Le régime juridique antérieur pour les SA non cotées

Sur le plan des délais, le Code de commerce fixe un minimum entre l’envoi (ou la publication) et la réunion : 15 jours sur première convocation et 10 jours sur convocation suivante.

Sur le plan des formes, étaient combinés généralement :

  • un avis dans un support habilité à recevoir les annonces légales, et selon les cas une publication complémentaire,
  • un envoi individuel (lettre simple, lettre recommandée avec accusé de réception, ou télécommunication électronique si les conditions étaient réunies),
  • la mise à disposition de tous les documents utiles au vote et à l’information (comptes annuels, etc.), avec une organisation compatible avec les droits de communication des actionnaires.

Point opérationnel important : l’avis de convocation doit contenir des mentions précises (nature de l’assemblée, date, heure, lieu, ordre du jour, modalités de vote). Le Code de commerce insiste aussi sur la clarté de l’ordre du jour, pour éviter toute ambiguïté.

Les limites et contraintes du système papier

Le papier crée trois fragilités récurrentes : le temps, la preuve et la gestion des exceptions.

  • Temps : le moindre ajustement de résolution, de pièce annexe ou de liste d’actionnaires déclenche un nouveau cycle d’impression et d’envoi.
  • Preuve : vous devez consolider plusieurs éléments (preuves de dépôt, retours d’avis de réception, copies conformes) et les rendre retrouvables rapidement.
  • Exceptions : NPAI, retours tardifs, changements d’adresse, démembrement ou indivision mal renseignés, entraînent des corrections manuelles à haut risque.
Quand la preuve se reconstitue “a posteriori”, vous perdez du temps et vous augmentez votre exposition en cas de contestation.

Enfin, le papier alourdit la logistique : archivage physique, recherche documentaire, et difficultés à produire un “dossier AG” complet et cohérent pour l’audit.

Le décret 2026 : ce qui change pour la convocation des actionnaires

Le cadre de référence est le décret n°2026-94, qui modernise les modalités de communication entre certaines sociétés et leurs actionnaires.

Le texte précise des dates d’application et modifie plusieurs articles du Code de commerce, avec un impact direct sur votre organisation des convocations, des documents, et des preuves.

Dates à caler dans votre calendrier :

  • Entrée en vigueur du décret : 16/02/2026.
  • Application de la règle liée à l’article 3 (convocation/communication par voie électronique) : assemblées convoquées à compter du 01/07/2026.
  • Fin du dispositif transitoire de retour au postal : 16/02/2028.

Présentation du décret n°2026-94 du 13 février 2026

Le décret poursuit trois objectifs concrets : accélérer la communication, renforcer la fonction d’information du site de la société, et sécuriser certains jalons (date butoir, conservation des procurations).

Il fixe notamment la date d’enregistrement au cinquième jour ouvré avant l’assemblée lorsque vos statuts retiennent cette option, et ramène à deux ans la conservation des mandats et procurations par les intermédiaires.

Pour vous, l’enjeu est simple : aligner vos process internes (juridique, registre, IT, relations investisseurs) sur un calendrier court, répétable, et auditable.

Dématérialisation des documents préparatoires à l'assemblée générale

Le décret renforce la logique “site internet comme point d’accès” : si vos documents sont publiés en ligne, vous réduisez les envois redondants, tout en gardant la capacité de prouver la mise à disposition et les accès.

Il modifie aussi la logique des formulaires : vous pouvez indiquer que des documents sont disponibles sur un site internet dont l’adresse est précisée, au lieu de les annexer systématiquement au formulaire de vote.

  • Action 1 : préparez un espace documentaire stable.
  • Action 2 : publiez la “version de référence” des documents au moment de la convocation, puis gérez toute mise à jour par ajout traçable.
  • Action 3 : prévoyez un export simple des preuves (liste des pièces, dates de mise en ligne, empreintes, journaux d’accès).

Cas particulier : pour les sociétés dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé, le Code de commerce prévoit une mise en ligne des informations et documents sur une période commençant au plus tard le 21e jour précédant l’assemblée. Vous pouvez reprendre ce jalon comme standard interne, même si vous n’êtes pas coté, pour homogénéiser vos pratiques.

Dématérialisation des documents préparatoires à l'assemblée générale

Les 3 actions clés de la dématérialisation des documents préparatoires à l’assemblée générale.

Période transitoire (juillet 2026 - février 2028) et droit d'opposition des actionnaires

Le décret met en place un mécanisme transitoire précis : pendant deux ans à compter du 16/02/2026, un actionnaire déjà inscrit au nominatif à cette date peut demander le retour à la communication par voie postale.

Le point le plus opérationnel est le délai : la demande doit être adressée par voie postale avec avis de réception au plus tard 90 jours avant la date d’insertion de l’avis de convocation.

SituationCe que vous faitesPreuve à conserver
Actionnaire nominatif “historique” demande le retour au postalParamétrez un canal postal pour cet actionnaire, sur toutes les AG ultérieuresCopie de la demande, date de réception, décision de traitement, journal de paramétrage
Actionnaire n’a pas formulé de demande dans les formesVous appliquez la voie électronique selon le cadre en vigueurTraçabilité d’envoi, horodatage, preuve d’accès ou de notification

Votre priorité avant le 01/07/2026 : fiabiliser l’identification des détenteurs au nominatif, et sécuriser le canal de contact (email, téléphone pour authentification, adresse postale de secours).

Qu'est-ce que la e-convocation d'assemblée générale ?

La e-convocation désigne l’organisation de l’envoi, de l’accès aux documents, et du recueil des pouvoirs par voie électronique, avec des preuves associées.

Elle ne se limite pas à “envoyer un email”. Une e-convocation solide combine un circuit documentaire maîtrisé, une identification fiable des actionnaires, et un archivage exploitable.

Définition et périmètre de la e-convocation

Dans une SA, vous utilisez la communication électronique pour satisfaire aux obligations de convocation et de communication, selon les articles du Code de commerce concernés et la situation de vos actionnaires (nominatif, au porteur, etc.).

Le périmètre d’une solution e-convocation couvre généralement :

  • la génération de la convocation et des pièces (rapport, projets de résolutions, formulaires),
  • l’envoi tracé et la gestion des retours (lecture, accès, rebonds),
  • la gestion des pouvoirs,
  • la production du dossier de preuve et l’archivage.

Pour éviter les erreurs, structurez votre “référentiel actionnaires” : identité, qualité, mode de détention, coordonnées, préférences de communication, et historique des changements.

Le périmètre fonctionnel d’une e-convocation maîtrisée.

Exigences légales et techniques

Vous devez intégrer des exigences de contenu (mentions obligatoires), de délai (calendrier de convocation) et de preuve (capacité à démontrer l’envoi, la mise à disposition, et l’intégrité des pièces).

Sur la preuve, la Lettre Recommandée Électronique est un outil utile quand vous voulez une équivalence forte avec le recommandé papier : l’article L100 du Code des postes et des communications électroniques pose l’équivalence si le service respecte les exigences eIDAS.

  • Point d’attention : si le destinataire n’est pas un professionnel, le consentement peut être requis pour recevoir un envoi recommandé électronique, selon le cadre de l’article L100.

Prévoyez une authentification forte adaptée au risque : MFA, contrôle des accès, et journalisation exhaustive des opérations sensibles (consultation, signature, export).

Les avantages concrets de la convocation électronique pour les SA, SCA et SE

La e-convocation vous permet d’industrialiser une opération juridique répétitive, tout en améliorant la preuve et la réactivité.

Vous remplacez un processus “papier dispersé” par un processus “données et preuves centralisées”.

Réduction des coûts opérationnels, gains de temps et d'efficacité

Le gain le plus immédiat vient de la suppression de postes coûteux et peu pilotables : impression, mise sous pli, affranchissement, relances manuelles, stockage.

Pour rendre ce gain mesurable, calculez votre coût “AG” par destinataire.

  • coût unitaire d’impression et de mise sous pli,
  • coût d’affranchissement et de recommandé,
  • temps interne (préparation, contrôle, relances),
  • coût de correction (réexpédition, doublons, retours NPAI).

Vous obtenez un budget de référence, puis vous comparez avec le coût d’abonnement et le temps gagné sur les cycles d’AG.

Réduction des coûts opérationnels, gains de temps et d'efficacité

Passez du papier au numérique et visualisez vos économies d’AG en un clin d’œil.

Amélioration de la traçabilité et de la sécurité juridique

Avec une solution structurée, vous tracez chaque étape : génération de la convocation, dépôt des documents, envoi, accès, signature, archivage.

Sur le volet eIDAS, un envoi recommandé électronique qualifié apporte des présomptions utiles sur l’intégrité des données et l’exactitude des dates d’envoi et de réception. Vous transformez ainsi la preuve en un actif immédiatement mobilisable.

Vous pouvez aussi vous appuyer sur des mécanismes d’horodatage et de scellement documentaire pour démontrer l’absence de modification indétectable d’un fichier après sa diffusion.

Réduction des risques de contestation

La contestation porte souvent sur des faits simples : “je n’ai pas reçu”, “le document n’était pas accessible”, “le délai n’a pas été respecté”, “la liste des actionnaires n’était pas à jour”.

La e-convocation vous aide à répondre avec un dossier factuel, à condition d’adopter une discipline de preuve.

  • conservez les journaux d’envoi et de distribution (succès, échec, rebond),
  • conservez les versions successives des documents avec dates et auteurs,
  • documentez chaque modification (qui, quoi, quand, pourquoi) sur le périmètre actionnaires et documents,
  • préparez un export “contentieux” en un clic, plutôt qu’une reconstitution manuelle.

Sécurisez vos assemblées : la traçabilité numérique au service de la conformité juridique.

Impact environnemental positif et alignement avec les engagements RSE

Réduire le postal et l’impression diminue votre consommation de papier et les flux logistiques, ce qui s’intègre facilement dans une trajectoire RSE.

Pour rendre l’impact concret, suivez au minimum trois indicateurs : nombre d’envois papier évités, volume de pages non imprimées, et nombre de déplacements logistiques supprimés.

Expérience actionnaire améliorée

Réduire le postal et l’impression diminue votre consommation de papier et les flux logistiques, ce qui s’intègre facilement dans une trajectoire RSE.

Pour rendre l’impact concret, suivez au minimum trois indicateurs : nombre d’envois papier évités, volume de pages non imprimées, et nombre de déplacements logistiques supprimés.

Les problématiques des sociétés anonymes résolues par la e-convocation

Dans une SA, la complexité ne vient pas uniquement de l’AG elle-même, mais de tout ce qui l’entoure : actionnariat dispersé, variations de détention, délais et exigences de preuve.

La e-convocation adresse ces points si vous la déployez comme un processus, pas comme un simple canal d’envoi.

Gestion d'un actionnariat dispersé géographiquement et des modifications de dernière minute

Le premier bénéfice est la centralisation : vous pilotez une seule base de diffusion, vous gérez les droits, et vous envoyez de manière cohérente à tous les actionnaires concernés.

Pour sécuriser les changements de dernière minute, adoptez une règle simple : toute pièce modifiée doit générer un addendum, un nouvel horodatage, et une notification aux actionnaires.

  • Avant l’envoi : contrôlez doublons, adresses invalides, et actionnaires à canal postal (période transitoire).
  • Après l’envoi : surveillez les rebonds et réacheminez via un canal de secours documenté.

Maîtrise des délais légaux stricts

Le Code de commerce fixe un minimum de 15 jours sur première convocation et 10 jours sur convocation suivante entre l’envoi (ou la publication) et la réunion.

Le décret 2026 a aussi un effet pratique sur votre “date de coupe” : l’article R225-86 prévoit que vos statuts peuvent fixer la justification du droit de participer par inscription des titres au cinquième jour ouvré précédant l’assemblée.

Pour éviter les erreurs, construisez une frise de jalons et automatisez les alertes.

  1. Jalon 1 : finalisation des résolutions et pièces.
  2. Jalon 2 : gel de la liste d’envoi (avec circuit d’exception documenté).
  3. Jalon 3 : envoi et preuve d’envoi.
  4. Jalon 4 : suivi des accès, relances, et gestion des rebonds.
  5. Jalon 5 : clôture des pouvoirs, préparation du dossier de séance.

Tenue d'AG en période de contraintes (crises, télétravail)

La tenue d’une AG à distance repose sur deux axes : base juridique (statuts et textes applicables) et dispositif technique (identification, preuve, continuité).

Le Code de commerce prévoit que, si l’assemblée se tient exclusivement par visioconférence ou moyens de télécommunication dans le cadre prévu, l’avis de convocation doit le préciser.

En continuité des mesures accélérées pendant la Pandémie de Covid-19, vous avez intérêt à standardiser un mode “hybride” : présence physique possible, mais parcours complet à distance pour ceux qui ne se déplacent pas.

Suivi des actionnaires et taux de participation augmenté grâce aux relances automatiques

Une plateforme e-convocation permet de suivre les statuts de diffusion (envoyé, reçu, consulté) et d’orchestrer des relances ciblées, sans multiplier les interventions manuelles.

Pour rester juridiquement confortable, conservez la preuve de chaque relance et évitez les relances qui pourraient être interprétées comme une pression sur le vote.

Les fonctionnalités essentielles d'une solution d'e-convocation performante

Une solution performante doit couvrir l’intégralité du cycle : préparation, envoi, accès documentaire, signature, et archivage probatoire.

Votre critère principal n’est pas la “digitalisation”, mais la capacité à produire une preuve complète, cohérente, et exportable.

Le parcours de conformité d’une e-convocation performante : de la préparation juridique à l’archivage probatoire.

Création et personnalisation des convocations

Vous devez générer une convocation avec les mentions indispensables : date, heure, lieu, nature de l’AG, ordre du jour, et modalités de vote.

Pour réduire le risque d’erreur, utilisez des modèles par type d’assemblée et imposez un contrôle croisé avant l’envoi :

  • contrôle juridique (mentions, délais, cohérence des résolutions),
  • contrôle actionnaires (liste, canaux, exceptions transitoires),
  • contrôle preuve (horodatage, journaux, export).

Espace documentaire dédié

Un espace documentaire efficace vous permet de publier une version de référence, puis d’ajouter des compléments sans ambiguïté.

Vous devez pouvoir retrouver, à une date donnée, exactement ce qui était accessible à un actionnaire, dans la version et le périmètre correspondant.

Envoi et signatures conformes, sécurisés et traçables

Vous devez distinguer trois niveaux :

NiveauUsageCe que vous obtenez
Email ou notification tracéeInformation rapide, relances, accès à un espacePreuve technique de distribution et journaux d’accès (selon solution)
LRE conforme eIDASEnvoi à forte valeur probatoire, équivalent au recommandé papier si conditions rempliesPreuve d’envoi, de réception, et intégrité des données
Signature électronique eIDASProcès-verbal, résolutions, documents nécessitant une signature fiableLien fort entre signataire, document et date, selon le niveau de signature

Statistiques en temps réel

Les statistiques vous servent à piloter, pas à “surveiller” : taux d’accès, taux de vote, pouvoirs reçus, et points de blocage (rebonds, liens expirés, actionnaires non identifiés).

Utilisez ces données pour déclencher des actions correctives documentées : correction d’adresse, relance, ou bascule vers un canal de secours.

Gestion des échecs d'envoi et rebonds

Un rebond n’est pas un incident technique mineur, c’est un risque de procédure si vous ne le traitez pas. Tout comme un échec d’envoi. Le prestataire peut les gérer pour vous, mais il ne peut trouver les bons mails des actionnaires s’il y avait une erreur.

Formulaires de procuration dématérialisés

Une solution d’e-convocation, vous permet également une gestion des procurations dématérialisées.

La procuration doit être traçable, lisible, et reliée sans ambiguïté à l’actionnaire, à l’AG et aux résolutions.

En pratique, vous devez pouvoir avoir : la procuration, le chemin de validation, l’horodatage, et l’identité du mandataire.

Compatibilité tous supports et navigateurs

La compatibilité multi-support réduit les “non-participations” liées à des obstacles techniques, surtout pour les actionnaires personnes physiques.

Exigez au minimum : interface responsive, accessibilité des documents, et un parcours de vote simple sur ordinateur et mobile.

Conservation sécurisée pendant les durées légales avec export des preuves pour audits

La conservation doit être alignée sur vos obligations et vos risques. Depuis le 16/02/2026, l’article R228-6 du Code de commerce prévoit que les mandats et procurations sont conservés durant un délai de deux ans à compter de l’assemblée générale au cours de laquelle les droits de vote ont été exercés.

Au-delà, appliquez une logique RGPD de cycle de vie : base active, archivage intermédiaire, puis suppression ou archivage définitif selon les obligations. La CNIL rappelle que vous devez déterminer une durée de conservation adaptée à la finalité, et organiser des phases d’archivage.

Critères pour choisir une plateforme d'e-convocation

Votre choix doit répondre à trois impératifs : conformité, sécurité, et capacité à produire une preuve exploitable.

La meilleure plateforme est celle qui résiste à un audit et à une contestation, sans dépendre de reconstructions manuelles.

Les 6 fondamentaux pour sélectionner une solution d’e-convocation performante, sécurisée et conforme.

Conformité réglementaire française et européenne

Sur l’envoi recommandé électronique, la base est eIDAS et l’article L100 du Code des postes et des communications électroniques.

Concrètement, si vous annoncez une LRE, vérifiez le statut du prestataire et du service (qualification, références, périmètre), puis documentez votre procédure interne d’usage.

Facilité d'utilisation, d'adaptabilité et accompagnement

Une solution e-convocation doit être maîtrisable par les équipes qui opèrent réellement l’AG, pas uniquement par l’IT.

Le prestataire et sa plateforme doivent également pouvoir s’adapter à vos spécificités. Et vous accompagner au mieux, que ce soit avec des visios d’explications, des guides, etc.

Formation et support client

Le support n’est pas un “plus”. En période de convocation, c’est un élément de continuité d’activité.

Exigez : des délais d’intervention contractuels, et une capacité à produire des exports de preuve sur demande.

Sécurité et protection des données avec hébergement en France ou UE

Vous devez protéger des données sensibles (identités, coordonnées, droits de vote, documents financiers). Exigez chiffrement, contrôle d’accès, journaux d’audit, et hébergement en France ou UE.

Sur le RGPD, tenez votre registre des traitements à jour, et documentez vos sous-traitants. La CNIL rappelle que le registre (article 30 du RGPD) est un outil central pour démontrer votre conformité.

ROI et délai d'amortissement

Le ROI se mesure en additionnant : économies directes (papier, affranchissement, stockage) et économies indirectes (temps interne, réduction des erreurs, réduction du risque de contentieux).

Pour objectiver la décision, demandez une simulation basée sur votre volumétrie réelle : nombre d’actionnaires, typologie nominatif/porteur, fréquence des AG, et taux d’échec historique des envois postaux.

Références clients

Demandez des cas comparables : société, nombre d’actionnaires, contexte (AG ordinaire, assemblée générale extraordinaire, hybride), et niveau de preuve fourni.

Comment réussir la transition vers la convocation électronique ?

La transition réussie repose sur un plan en trois temps : préparation, mise en œuvre, puis déploiement cadré.

Votre objectif est de rendre la procédure répétable, et de limiter les exceptions.

Phase de préparation (avant juillet 2026) : Audit de l'existant, définition du cahier des charges, sélection et contractualisation du prestataire

Avant le 01/07/2026, réalisez un audit court et concret : documents, délais, acteurs, et preuves disponibles aujourd’hui.

Transformez l’audit en cahier des charges : mentions obligatoires, workflows de validation, preuve attendue, règles de conservation, exigences RGPD, et exigences eIDAS si vous utilisez une LRE.

  • définissez un calendrier type d’AG,
  • listez les scénarios d’exception (rebond, actionnaire sans email, retour au postal),
  • prévoyez un plan de reprise (export complet possible à tout moment).

Phase de mise en œuvre : Collecte et validation des emails, mise en place de la plateforme, tests et simulations

La qualité de vos coordonnées actionnaires est un facteur déterminant. Validez les emails, rationalisez les doublons, et documentez les sources.

Testez au moins trois scénarios : convocation standard, convocation avec addendum, et convocation avec actionnaires en canal postal (période transitoire).

Phase de déploiement : communication auprès des actionnaires, gestion des demandes de maintien du format papier

Communiquez et informez clairement les actionnaires du changement de processus pour la convocation : qu’ils n’attendent pas un courrier dans leur boite aux lettres, mais plutôt un email, possiblement arrivé dans les spams.

Intégrez dès le départ le traitement du retour au postal, avec un circuit d’entrée unique et une validation formalisée, car le décret encadre le délai et la forme de la demande pour certains actionnaires au nominatif.

1ère convocation électronique : bonnes pratiques

Pour votre première e-convocation, privilégiez un format “simple et contrôlé” : peu d’exceptions, pièces stabilisées, et un plan de preuve complet.

  • envoyez des convocations tests et validez la délivrabilité,
  • générez un export de preuves avant même l’AG, pour vérifier que tout est exploitable,
  • formalisez une règle interne de gestion des modifications (addendum et notification).

Enfin, n’oubliez pas la mécanique de demande de documents : l’article R225-88 ouvre un droit de demande d’envoi de documents et renseignements jusqu’au cinquième jour inclusivement avant la réunion, ce qui doit être compatible avec votre organisation documentaire.

Aspects juridiques et conformité à maîtriser

La e-convocation n’est pas une simple modernisation, c’est un changement de régime de preuve.

Vous devez articuler Code de commerce, eIDAS et RGPD, puis traduire ces exigences en processus opérables.

Cadre légal applicable

Vous devez organiser au moins une assemblée générale annuelle pour approuver les comptes, et respecter les règles de convocation fixées par le Code de commerce et, le cas échéant, vos statuts.

La convocation doit être complète et claire : identité de la société, nature de la réunion, ordre du jour, modalités de vote, et les informations pratiques.

En cas d’AG tenue exclusivement à distance, l’avis de convocation doit le mentionner selon les règles applicables.

Code de commerce (articles modifiés par le décret 2026)

Le décret 2026-94 modifie plusieurs articles et a un impact direct sur votre “checklist conformité”.

  • Convocation et communication : possibilité de satisfaire par voie électronique à diverses obligations vis-à-vis des actionnaires au nominatif, avec application à compter des AG convoquées dès le 01/07/2026.
  • Date butoir : vos statuts peuvent retenir une justification du droit de participer au cinquième jour ouvré précédant l’AG.
  • Conservation : les mandats et procurations conservés par les intermédiaires sont à deux ans à compter de l’AG concernée.

Règlement eIDAS pour la signature électronique et RGPD pour la protection des données personnelles

eIDAS encadre les services de confiance (signature, horodatage, envoi recommandé électronique). Si vous utilisez une LRE, vous devez vérifier le statut “qualifié” du service et documenter votre chaîne de preuve.

Côté RGPD, vous traitez des données personnelles d’actionnaires. Tenez un registre de traitements à jour, définissez des durées de conservation, et organisez l’archivage. La CNIL rappelle que la conservation doit être limitée et structurée en phases, notamment via l’archivage intermédiaire lorsque vous devez conserver des éléments à des fins de preuve ou d’obligation légale.

Aller plus loin : écosystème complet de digitalisation des AG

La e-convocation constitue souvent la première brique, mais vous pouvez aller plus loin : émargement numérique, vote électronique, diffusion de PV, et archivage probatoire.

Le bon niveau dépend de votre actionnariat, de votre fréquence d’AG, et de votre exigence de preuve.

La e-convocation comme 1ère étape

Commencez par stabiliser : convocation, documents, accès, et preuves. C’est le socle qui conditionne le reste.

Ensuite, vous pourrez intégrer des modules complémentaires sans fragiliser le cadre juridique.

Dématérialisez les convocations de vos participants

Respectez le cadre légal tout en réduisant vos coûts et votre empreinte écologique.

Conformité légale & Preuve de dépôt

Réduction des coûts d'impression/envoi

Accès sécurisé pour les participants (tablette/mobile)

L'émargement numérique pour les AG physiques et hybrides

L’émargement numérique simplifie l’accueil, limite les erreurs et améliore la traçabilité des présents et représentés.

Si vous organisez des AG hybrides, assurez-vous que le parcours à distance produit des preuves aussi solides que le parcours en salle.

Complémentarité avec le vote électronique

Le vote électronique devient particulièrement utile lorsque l’actionnariat est dispersé, ou lorsque vous avez un volume de votes à traiter et à consolider.

Pour les sociétés dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé, le Code de commerce prévoit aussi des obligations de publication du résultat des votes sur le site internet dans un délai de 15 jours suivant la réunion, ce qui illustre l’importance d’un traitement rapide et structuré des résultats.

AG hybrides et virtuelles

Les AG hybrides et virtuelles exigent une cohérence totale : mêmes documents, mêmes droits, mêmes preuves, quel que soit le canal.

Fixez une règle interne : aucune fonctionnalité “confort” ne doit affaiblir la preuve (identité, intégrité, horodatage, journalisation).

Conclusion

La solution e-convocation sécurise la convocation des actionnaires et professionnalise vos assemblées générales, à condition de traiter la preuve comme une exigence centrale.

Vous réduisez les frictions du postal, vous maîtrisez la traçabilité, et vous gérez chaque modification avec une logique d’addendum et d’archivage.

Testez votre procédure, puis standardisez votre calendrier et vos exports de preuves.

Pourquoi nous faire confiance ?

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FAQ

Une solution d’e-convocation pour assemblée générale de SA est une plateforme numérique, éprouvée, qui gère la convocation des actionnaires. Elle sécurise les convocations, les procurations, un espace documentaire et la gestion des modifications.

Elle automatise l’envoi des convocations, centralise les réponses et suit la participation en temps réel.

Pour la société, la solution réduit les coûts et les erreurs, elle accélère la tenue des assemblées générales et facilite la gestion des modifications.

Pour l’actionnaire, elle offre une expérience améliorée, un accès clair aux documents et aux informations à jour.

Image de Sophie Aspasie

Sophie Aspasie

Rédactrice experte en nouvelles technologies.

Au sein d'i-Périclès, Sophie met sa plume au service des organisations désireuses de moderniser leurs prises de décision.
À travers ses articles, elle décrypte les enjeux des systèmes de vote sécurisés (boîtiers, plateforme en ligne) pour les Assemblées Générales, Élections, Formations et Quiz. Son objectif ? Vous guider pas à pas vers des choix éclairés, pour des opérations fluides, fiables et conformes. Découvrez comment optimiser vos événements avec les outils i-Périclès !

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