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Convocation assemblée générale : Tout ce qu'il faut savoir sur la convocation d'une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire

En bref

Auteur Désigné

La convocation doit impérativement émaner de l'organe désigné par les statuts (souvent le Président) sous peine de nullité.

Délai de Rigueur

Le délai (souvent 15 jours francs) doit être strictement respecté pour permettre aux membres de préparer la réunion.

Forme & Preuve

Que l'envoi soit postal ou numérique, l'association doit être en mesure de prouver que tous les membres ont été convoqués.

SOMMAIRE

Vous vous demandez comment organiser la convocation à une assemblée générale pour votre association, votre entreprise, ou votre copropriété sans vous noyer dans la paperasse ?

Vous n’êtes pas seul ! Beaucoup de gens trouvent les règles et les délais un peu compliqués. L’objectif, c’est d’éviter les petites erreurs qui peuvent faire perdre du temps, ou pire, forcer l’annulation de votre assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.

En France, cette étape est nécessaire au moins une fois par an pour la bonne gestion de toute structure collective. Sans une convocation envoyée dans les règles de l’art, avec les bons documents et à toutes les personnes concernées, la réunion ne peut tout simplement pas avoir lieu légalement.

Je vais vous guider, étape par étape, pour que tout soit clair : qui envoie la convocation, qui doit la recevoir, quels sont les délais, ce qu’elle doit contenir, et même comment utiliser les outils numériques pour vous simplifier la vie.

Prêt à maîtriser la convocation d’assemblée générale sans stress ? C’est parti !

Nous pouvons vous accompagner dans ce processus grâce à notre solution d’e-convocation.

Points clés à retenir

  • La convocation à l’assemblée générale est une obligation légale annuelle, encadrée par la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 pour les copropriétés et le Code de commerce pour les sociétés.
  • Le délai légal d’envoi est de 21 jours avant l’AG pour une copropriété, et de 15 jours pour la plupart des sociétés (SARL, SA, SCI), sauf si les statuts prévoient un délai plus long.
  • L’envoi se fait par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre recommandée électronique (LRE). Pour la LRE, l’accord écrit du destinataire est indispensable pour que la convocation puisse être validée.
  • La convocation doit inclure un ordre du jour précis et tous les documents nécessaires à la prise de décision (devis, projets de résolution, comptes annuels). Un oubli peut entraîner l’annulation des décisions.
  • Une convocation irrégulière (délai non respecté, oubli d’un destinataire) peut mener à l’annulation de l’AG par le tribunal. Une décision de la Cour de cassation de mai 2024 précise que l’annulation n’est possible que si l’erreur a empêché un membre de participer à l’assemblée générale et a influencé le vote.

La convocation à l'assemblée générale : une obligation légale

Avant toute chose, il faut bien comprendre que la convocation à une assemblée générale n’est pas une simple formalité, c’est une obligation inscrite dans la loi.

Pour les copropriétés, les textes de référence sont la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 et le décret n°67-223 du 17 mars 1967. Pour les sociétés commerciales comme les SARL ou les SA, c’est le Code de commerce qui fixe les règles concernant la convocation des associés. Même les associations loi 1901 doivent organiser une assemblée générale annuelle pour permettre à chaque membre d’exercer son droit de vote.

Si vous ignorez ces règles, par exemple en envoyant un simple e-mail non sollicité au lieu d’une lettre recommandée avec accusé de réception, la tenue de l’assemblée générale peut être contestée.

Modèle de convocation

Téléchargez notre modèle de convocation en format Word (avec instructions d’utilisation à la fin) :

Modèle de convocation pour assemblées générales_page-0001

Qui peut convoquer une assemblée générale ?

La personne responsable de la convocation varie selon la structure. Il est essentiel de savoir qui a le pouvoir (et le devoir) de le faire pour éviter toute irrégularité.

Dans une copropriété, le syndic est le principal responsable de l’organisation de l’assemblée générale. S’il ne le fait pas, le président du conseil syndical peut prendre le relais après une mise en demeure restée sans réponse pendant 8 jours. En dernier recours, un ou plusieurs copropriétaires représentant au moins un quart des voix peuvent également convoquer la réunion de l’assemblée générale afin de discuter des sujets importants.

Pour les sociétés (SARL, SA), c’est généralement le gérant ou le conseil d’administration qui se charge de la convocation à l’assemblée générale. En revanche, dans une SAS (Société par Actions Simplifiée), les statuts définissent librement qui peut convoquer les actionnaires, offrant plus de souplesse.

Enfin, pour une association loi 1901, tout dépend de ce qui est écrit dans les statuts concernant les modalités de convocation. Le plus souvent, cette responsabilité incombe au président ou au bureau, qui doit s’assurer de la bonne tenue d’une assemblée. Pensez toujours à vérifier les statuts, car ils sont la loi interne de l’organisation.

Les destinataires de la convocation

À qui faut-il envoyer cette fameuse convocation ? Un seul oubli peut suffire à invalider toute l’assemblée, alors mieux vaut être vigilant.

Membres actifs

En tant que membre actif, c’est-à-dire une personne ayant le droit de vote (copropriétaire, associé, membre à jour de sa cotisation), vous devez obligatoirement recevoir la convocation.

C’est ce document qui vous permet d’exercer votre droit d’accès à l’assemblée générale et votre droit de vote, un droit fondamental dans la vie de la structure. Si vous ne pouvez pas être présent, la lettre de convocation à l’assemblée vous informe aussi sur les modalités pour donner une procuration à une autre personne qui votera en votre nom.

Membres non actifs et autres parties prenantes

Au-delà des membres actifs, d’autres personnes doivent être informées de la convocation à l’assemblée générale ordinaire ou extraordinaire. Même si leur voix n’est que consultative (c’est-à-dire qu’ils donnent un avis mais ne votent pas), leur présence lors de la tenue d’une assemblée générale peut être requise par la loi ou les statuts.

Voici quelques exemples clés :

  • Le commissaire aux comptes : Sa présence est souvent obligatoire, notamment pour l’approbation des comptes annuels. L’oublier est une erreur fréquente qui peut avoir de lourdes conséquences.
  • Les représentants du Comité Social et Économique (CSE) Dans les entreprises, deux membres du CSE peuvent assister aux assemblées générales pour représenter les salariés, garantissant ainsi que le déroulement de l’assemblée générale soit transparent.
  • D’autres personnes : Les statuts peuvent prévoir d’inviter des salariés, des partenaires ou des membres honoraires pour des raisons de transparence.

Les délais de convocation

Le temps, c’est de l’argent, mais en matière de convocation, c’est surtout la loi ! Respecter les délais est absolument impératif.

Le décompte commence toujours le lendemain de la première présentation de la lettre recommandée ou de l’envoi électronique. Par exemple, pour un délai de 21 jours, si la lettre est présentée le 1er du mois, le délai court à partir du 2 et l’assemblée générale ne peut se tenir avant le 23.

Voici un tableau récapitulatif pour y voir plus clair :

Type de structureDélai légal minimumRéférence légale / Pratique
Copropriété21 jours calendairesArticle 9 du décret de 1967
SARL / SA / SCI15 jours calendairesCode de commerce
SASLibrement fixé par les statutsLes statuts sont souverains
Association (loi 1901)15 jours à 1 mois (recommandé)Généralement défini dans les statuts

Le non-respect de ce délai peut, et est l’une des causes les plus fréquentes d’annulation d’une assemblée générale par les tribunaux.

Modes d'envoi de la convocation

Vous avez le choix entre la méthode traditionnelle et les outils numériques. Chacun a ses avantages, mais les deux doivent être utilisés correctement pour être valables.

Lettre recommandée avec accusé de réception

C’est la méthode la plus classique et la plus sûre pour procéder à la convocation des membres. La lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) fournit une preuve juridique incontestable de l’envoi et de la réception.

C’est la solution de sécurité pour éviter toute contestation. En 2025, le coût d’une LRAR de base (20 g) via La Poste est d’environ 7,14 € avec l’avis de réception. Ce tarif augmente avec le poids du courrier, ce qui peut vite représenter un budget si de nombreux documents sont joints.

Courrier électronique

La convocation peut aussi être envoyée par voie électronique, le plus souvent via une lettre recommandée électronique (LRE). Elle a la même valeur juridique que son équivalent papier.

Attention, point important : pour que l’envoi électronique soit valable, vous devez avoir obtenu au préalable le consentement écrit et explicite de chaque destinataire. Un simple e-mail ne suffit pas !

Des services sont spécialisés dans la LRE et garantissent la traçabilité et l’horodatage. C’est une solution plus rapide, plus écologique et souvent moins chère que le papier pour la lettre de convocation. Depuis le décret du 4 avril 2024, la notification électronique est même devenue le mode par défaut pour les copropriétés, sauf si un copropriétaire s’y oppose expressément.

Le contenu obligatoire de la convocation

Une convocation vide ou imprécise ne vaut rien. Certaines informations sont absolument essentielles pour que les membres puissent prendre des décisions éclairées.

Ordre du jour

L’ordre du jour est la colonne vertébrale de votre réunion. Il doit être formulé de manière claire et précise. On ne peut pas voter sur une question qui n’est pas inscrite à l’ordre du jour.

Par exemple, au lieu d’écrire « Travaux de rénovation », il faut détailler : « Décision sur la rénovation de la toiture – Présentation et vote sur le devis de l’entreprise Bâti-Solide pour un montant de 12 500 € ».

Cela permet à chacun de préparer la réunion de l’assemblée générale afin d’éviter les décisions surprises qui pourraient être contestées.

Documents annexes nécessaires

Pour chaque point important à l’ordre du jour, vous devez joindre les documents qui permettent de comprendre le sujet et de voter en connaissance de cause.

Voici une liste des documents fréquemment requis :

Type d’organisationDocuments couramment annexés à la convocation
Association (loi 1901)
  • Rapport moral du président
  • Rapport financier / bilan comptable
  • Rapport d’activités
  • Procès-verbal de la dernière AG
  • Projet de résolutions
  • Pouvoir de représentation et bulletin de vote
Entreprise (SARL, SAS, SA, etc.)
  • Comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexes)
  • Rapport de gestion
  • Rapport du commissaire aux comptes (le cas échéant)
  • Bulletin de vote par correspondance
  • Pouvoir de représentation (mandat)
  • Projet de résolutions à adopter
Syndicat / ASL (Association syndicale libre, copropriété)
  • Compte rendu annuel du syndic
  • État des recettes et dépenses
  • Situation de trésorerie et dettes / créances
  • Budget prévisionnel de l’exercice à venir
  • Quitus de gestion et rapport de gestion du syndic
  • Procuration / mandat de représentation

L’oubli d’un document obligatoire, comme un devis pour des travaux, peut rendre la décision prise sur ce point annulable.

Comment fixer l'ordre du jour ?

L’ordre du jour n’est pas seulement l’affaire de celui qui convoque l’assemblée générale. Les membres ont aussi leur mot à dire.

Par exemple, dans une copropriété, tout copropriétaire ou le conseil syndical peut demander d’ajouter une question à l’ordre du jour. Conformément à la loi ELAN, cette demande doit être envoyée au syndic par courrier recommandé, suffisamment tôt pour qu’il puisse l’intégrer avant l’envoi des convocations. Il est conseillé de s’y prendre au moins 45 jours avant la date prévue de l’AG.

La demande doit être précise et, idéalement, accompagnée du projet de résolution que vous souhaitez soumettre au vote. Le syndic a l’obligation d’inscrire votre question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.

Assemblées générales et fédérations sportives

Dans le monde du sport, les assemblées générales sont un moment clé de la vie associative. On en distingue principalement trois types : constitutive (à la création), ordinaire (annuelle), et extraordinaire (pour les décisions importantes).

La convocation à l’assemblée générale d’une association sportive suit les règles fixées par les statuts et, souvent, par la fédération de tutelle. C’est lors de l’assemblée générale ordinaire que sont validés les comptes, élu le Conseil d’administration, et votées les grandes orientations du club. L’assemblée générale extraordinaire étant réservée pour des évènements moins « routiniers » à la gestion du club.

Un procès-verbal doit être rédigé à l’issue de la réunion par le secrétaire. Ce document est la preuve écrite des débats et des décisions prises, et il engage légalement l’association.

Assemblée générale en ligne

Avec la digitalisation, il est de plus en plus courant d’organiser une assemblée générale en ligne. C’est une excellente solution pour faciliter la participation des membres qui sont éloignés géographiquement.

Des plateformes spécialisées permettent de gérer l’ensemble du processus : de la convocation de l’assemblée générale à l’émargement numérique, en passant par le vote électronique sécurisé.

Cependant, même en ligne, les règles de fond restent les mêmes : le consentement pour la convocation électronique est nécessaire, et le contenu de la convocation doit être complet. La technologie simplifie la logistique, mais ne remplace pas le respect des obligations légales.

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Convocation dématérialisée électronique

La convocation dématérialisée, via la lettre recommandée électronique (LRE), est la version moderne de l’envoi recommandé. Comme mentionné, elle a la même valeur juridique que le papier.

Depuis le décret du 4 avril 2024, ce mode de convocation est même encouragé pour les copropriétés. Des services offrent un suivi en temps réel et un horodatage qualifié, ce qui constitue une preuve solide en cas de litige sur les délais de convocation à l’assemblée.

Cette méthode est non seulement plus rapide et économique, mais elle permet aussi un archivage numérique simple et sécurisé de toutes les preuves d’envoi. C’est un gain de temps et de sérénité pour toutes les organisations.

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Sanctions en cas de non-respect des règles de convocation

Ne pas respecter les règles n’est pas sans conséquence. Les sanctions peuvent être sévères et remettre en cause tout le travail de l’assemblée.

Absence de convocation

Si un membre ayant le droit de vote n’est pas convoqué, il peut demander l’annulation de l’ensemble de l’assemblée générale.

Pour une copropriété, cette action doit être intentée devant le tribunal dans un délai de deux mois après avoir reçu le procès-verbal de l’AG. Pour les sociétés, le délai pour agir en nullité est de trois ans. Cette erreur peut entraîner des sanctions civiles, voire pénales, pour les dirigeants responsables.

Convocation irrégulière

Une convocation à l’assemblée générale doit être considérée comme irrégulière si elle ne respecte pas le délai, si elle est envoyée par une personne non habilitée, ou s’il manque des documents obligatoires.

Là encore, c’est un motif d’annulation. Cependant, la jurisprudence évolue. Un arrêt de la Cour de cassation de mai 2024 a précisé que pour annuler une assemblée, il faut prouver deux choses : que l’irrégularité a privé le membre de son droit de participer, et que son absence a eu une influence sur le résultat du vote. Malgré cet assouplissement, la prudence reste de mise.

Conclusion

Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour réussir votre convocation à l’assemblée générale extraordinaire ou ordinaire !

En suivant ces étapes, en respectant les délais et en étant précis dans vos communications, vous vous assurez que tout se déroule sans accroc. Une bonne préparation est la clé pour une assemblée sereine et efficace.

Si vous avez encore des doutes, n’hésitez pas à consulter un professionnel ou à utiliser des plateformes spécialisées.

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FAQ

La convocation est une obligation légale annuelle qui doit avoir lieu dans les six mois suivant la clôture des comptes. C’est le moment clé pour valider la gestion de l’entreprise, approuver les comptes de l’année et décider de l’affectation du résultat.

Le plus souvent, c’est le gérant ou le Conseil d’administration qui s’en charge, mais si la direction ne le fait pas, le commissaire aux comptes ou un actionnaire détenant au moins 5 % du capital peut forcer la tenue de la réunion.

Si la première convocation n’atteint pas le quorum requis, pas de panique, une deuxième convocation est envoyée avec des règles de majorité assouplies. La Cour d’appel a souvent statué que cette seconde tentative est parfaitement valide si elle respecte les statuts de la société.

L’assemblée générale se concentre sur la vie courante de l’entreprise : l’approbation des comptes annuels, la distribution des bénéfices en dividendes, et la nomination ou le renouvellement des administrateurs et du commissaire aux comptes.

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Sophie Aspasie

Rédactrice experte en nouvelles technologies.

Au sein d'i-Périclès, Sophie met sa plume au service des organisations désireuses de moderniser leurs prises de décision.
À travers ses articles, elle décrypte les enjeux des systèmes de vote sécurisés (boîtiers, plateforme en ligne) pour les Assemblées Générales, Élections, Formations et Quiz. Son objectif ? Vous guider pas à pas vers des choix éclairés, pour des opérations fluides, fiables et conformes. Découvrez comment optimiser vos événements avec les outils i-Périclès !

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